La mère de Jean René Junior Olivier réclame 430 000 $ de la Ville de Repentigny
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Par La Presse Canadienne, 2023
REPENTIGNY, Qc — «Nous avons des raisons de croire que si Jean René Junior Olivier avait été une personne blanche, il serait toujours vivant aujourd'hui.»
C'est avec cette affirmation que Me Wilerne Bernard, l'une des deux avocates représentant Mireille Bence, a mis la table pour la poursuite à venir dans le dossier du fils de celle-ci, abattu par les policiers de Repentigny le 1er août 2021, alors que l’homme de 38 ans vivait un grave épisode de détresse psychologique.
Mme Bence réclame 430 000 $ à la Ville de Repentigny et à son corps de police en lien avec la mort de son fils. C'est Mme Bence elle-même qui avait appelé le 9-1-1, signalant que son fils était en détresse psychologique et qu'il était armé d'un couteau dont il refusait de se départir.
Espérant une intervention médicale, Mme Bence avait plutôt vu six policiers et une ambulance se présenter chez elle alors que son fils était à l'extérieur.
Les policiers avaient tenté de le raisonner, mais l'homme s'était apparemment lancé vers eux, arme à la main, provoquant leurs tirs et, ultimement, son décès.
Les avocates de Mme Bence estiment qu'il leur sera possible de démontrer qu'il y a eu faute dans ce dossier et que la Ville et son corps policier en portent la responsabilité.
Il y a un peu moins de deux semaines, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) concluait, sur la base du rapport du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), qu'il n'y avait pas matière à porter des accusations criminelles contre les policiers impliqués dans la tragédie.
Pierre Saint-Arnaud, La Presse Canadienne