La décision sur les turbines pourrait fragiliser le front commun, croit Rick Hillier
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Par La Presse Canadienne, 2022
WASHINGTON — Le général canadien à la retraite Rick Hillier craint que la décision d'Ottawa de renvoyer en Allemagne les turbines du pipeline «Nord Stream 1» n'affaiblisse les sanctions internationales imposées à la Russie pour son invasion de l'Ukraine.
M. Hillier dirige aujourd'hui un nouveau conseil consultatif de commandants militaires à la retraite, formé par le Congrès mondial ukrainien. Le général à la retraite craint que cette décision soit la première fracture dans le front commun économique contre Moscou.
De leur côté, les généraux américains à la retraite David Petraeus et Welsey Clark sont moins critiques, qualifiant de difficile la décision d'Ottawa, qui devait trancher dans le meilleur intérêt de toutes les parties impliquées.
Le gouvernement fédéral a accepté plus tôt ce mois-ci d'accorder une exemption temporaire aux sanctions imposées à Moscou, afin de restituer six turbines réparées à Montréal et destinées au pipeline appartenant à l'État russe.
M. Trudeau a défendu cette décision, soulignant que l'Allemagne, un allié important de l'OTAN, dépendait fortement du gaz naturel acheminé par ce gazoduc russe.
Le président ukrainien, Volodomyr Zelensky, a qualifié la décision du Canada d'«absolument inacceptable».
La Presse Canadienne