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La Couronne dévoile sa preuve contre l'accusé d'un meurtre à Jonquière il y a 24 ans

durée 09h20
16 janvier 2024
La Presse Canadienne, 2024
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Par La Presse Canadienne, 2024

MONTRÉAL — La Couronne a indiqué mardi que l'homme accusé du viol et du meurtre d'une étudiante de 19 ans commis il y a près de 24 ans avait été retracé grâce à un projet de biologie judiciaire qui associe l'ADN avec des noms de famille masculins.

Le procureur Pierre-Alexandre Bernard a commencé mardi matin à présenter sa preuve au procès de Marc-André Grenon, 49 ans, de Granby, accusé de meurtre au premier degré et d'agression sexuelle grave.

Guylaine Potvin avait été retrouvée morte le 28 avril 2000 dans son appartement de Jonquière, aujourd'hui un arrondissement de Saguenay.

Me Bernard a déclaré au jury que même si l'ADN masculin avait été retrouvé à l'époque sur les lieux du crime, ce profil génétique n'avait alors aucune correspondance dans la base de données de la police. Il n'y avait par ailleurs aucun témoin des crimes.

Le procureur de la poursuite a expliqué mardi aux 14 jurés que le suspect avait été arrêté plus de 20 ans plus tard après qu'un projet de suivi des chromosomes Y – qui se transmettent de père en fils – a suggéré pour la première fois que l'ADN pourrait être lié au nom de famille «Grenon».

Me Bernard a rappelé que la police avait arrêté Grenon en 2022 après que l'ADN sur deux pailles qu'il avait jetées correspondait aux preuves recueillies à l'époque sur la scène du crime.

Le juge François Huot, de la Cour supérieure, préside le procès qui devrait durer cinq semaines, au palais de justice de Chicoutimi, un arrondissement de Saguenay.

La Presse Canadienne