Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

L'Ontario enquête après la mort d'un directeur qui se disait accusé à tort de racisme

durée 12h41
25 juillet 2023
La Presse Canadienne, 2023
durée

Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2023

TORONTO — Le bureau du ministre de l'Éducation de l'Ontario examinera les allégations d'un directeur qui avait intenté une action en justice contre le Conseil scolaire du district de Toronto (TDSB) pour avoir supposément omis de le soutenir lorsqu'il a été accusé de racisme lors d'une session de formation professionnelle. Le directeur est depuis décédé en mettant fin à ses jours.

Le ministre Stephen Lecce qualifie les allégations soulevées par Richard Bilkszto de «sérieuses et troublantes» et a demandé à son personnel d'enquêter à ce sujet pour lui proposer «des options pour réformer la formation professionnelle et renforcer la responsabilisation des conseils scolaires afin que cela ne se reproduise plus jamais».

Une avocate de M. Bilkszto a déclaré que son client, qui travaillait sous contrat avec le TDSB après sa retraite en 2019, s'est suicidé au début du mois.

Le Conseil scolaire du district de Toronto a publié une déclaration confirmant la mort du directeur, qu'il a qualifié de fervent défenseur des étudiants au cours de ses 24 ans de carrière. La déclaration fait aussi état du désir du conseil d'en savoir plus sur ce qui s'est passé et d'apporter les changements nécessaires.

M. Bilkszto avait déposé une poursuite contre le conseil scolaire plus tôt cette année. Le recours fait état d'une session de formation en ligne contre le racisme ayant eu lieu en 2021 où il soutient avoir été implicitement qualifié de suprémaciste blanc par le formateur et réprimandé devant ses collègues, tout cela parce qu'il n'était pas d'accord avec la vision des choses selon laquelle le Canada était plus raciste que les États-Unis.

Le directeur a allégué que le conseil scolaire n'avait pas enquêté sur sa plainte pour harcèlement au travail et avait même riposté en le désinvitant d'une cérémonie de remise des diplômes pour un programme qu'il avait aidé à créer. Une offre de contrat temporaire lui ayant été proposée avait aussi été révoquée.

Le recours allègue que M. Bilkszto avait pris un congé de maladie après la session de formation et qu'on lui avait diagnostiqué de l'anxiété secondaire à un événement traumatisant sur le lieu de travail.

La firme engagée pour diriger la session de formation n'a pas immédiatement répondu à une demande pour commenter l'affaire.

La Presse Canadienne