L'ingérence étrangère pourrait bien être devenue un enjeu transpartisan à Ottawa
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Par La Presse Canadienne, 2023
OTTAWA — Les leaders en Chambre des principaux partis fédéraux ont collaboré cet été pour tenter de tracer les contours d'une commission d'enquête publique sur l'ingérence étrangère, en mettant de côté les attaques partisanes qui avaient dominé les travaux parlementaires pendant une bonne partie de l'année à Ottawa.
Pour Alex Marland, directeur du département de sciences politiques à l'Université Memorial, à Terre-Neuve-et-Labrador, ce changement indique que les dirigeants politiques tentent sérieusement et en toute bonne foi de faire avancer ce dossier, qui deviendrait «transpartisan» à Ottawa.
Le ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, qui pilote les négociations, affirme qu'elles se sont poursuivies tout au long de l'été, même lorsque les leaders étaient en vacances ou au chalet.
Plus tôt cette semaine, le chef conservateur, Pierre Poilievre, a réitéré que tant que ce processus demeurera non partisan, son parti restera ouvert à la négociation du mandat et des paramètres de la commission d'enquête — et du choix de la personne qui la présidera.
Le leader néo-démocrate en Chambre, Peter Julian, a salué le processus, qui a selon lui incité le gouvernement libéral à accepter l'idée d'une enquête publique pour se pencher sur des tentatives d'ingérence étrangère dans les élections canadiennes.
Le ministre LeBlanc a indiqué qu'on devait d'abord trouver la personne qui présidera cette commission d'enquête publique avant de faire une annonce sur le mandat et le cadre.
La Presse Canadienne