L'ex-ministre de l'Éducation du Nouveau-Brunswick s'inquiète de la place du français
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Par La Presse Canadienne, 2022
FREDERICTON — L’ex-ministre de l’Éducation du Nouveau-Brunswick affirme qu’il a remis sa démission puisqu’il n’était pas d’accord avec la volonté du premier ministre Blaine Higgs de réduire la place du français dans les écoles de la province.
Au lendemain de l’annonce de son départ comme ministre, Dominic Cardy a souligné en entrevue qu’il ne pouvait pas accepter que le premier ministre veuille «dangereusement accélérer» la fin des programmes d’immersion en français dans les écoles du Nouveau-Brunswick.
M. Higgs a déjà annoncé son intention de revoir les programmes d’immersion en français d’ici l’automne prochain. M. Cardy estime qu'une telle réforme nuirait aux élèves anglophones.
Dominic Cardy a aussi critiqué la décision de Blaine Higgs de faire entrer au conseil des ministres Kris Austin, l’ancien chef de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick — formation qui n’est plus enregistrée aujourd’hui et qui était opposée à certaines exigences liées au bilinguisme dans la province — la seule officiellement bilingue au Canada.
La nomination de M. Austin a aussi été dénoncée par la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick, qui accuse le nouveau ministre de la Sécurité publique d’avoir un «biais anti-francophone».
M. Austin n’a pas répondu dans l’immédiat à une demande d’entrevue.
La Presse Canadienne