L'année fut houleuse pour certaines victimes des pensionnats pour autochtones
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Par La Presse Canadienne, 2022
KAMLOOPS, C.-B. — Ce fut une année houleuse pour les victimes du système des pensionnats pour enfants autochtones au Canada.
La fin du mois de mai marquera le premier anniversaire de la découverte des restes de 215 enfants à l'emplacement d'un ancien pensionnat à Kamloops, en Colombie Britannique.
Cette découverte a fait renaître des sentiments variés chez les victimes de ce système. Pour certains, cela a réveillé des traumatismes; pour d'autres, ce fut une catharsis leur ayant permis tourner la page.
Pour le chef Harvey McLeod, les cauchemars récurrents ont pris fin à l'automne lorsqu'il a rêvé à une jeune fille du pensionnat lui annonçant qu'elle était enfin arrivée chez elle.
Le chef de la Première Nation d'Upper Nicola, qui est demeuré deux ans au pensionnat de Kamloops, dit avoir interprété ce rêve comme un signe qu'il pouvait faire la paix avec le passé et passer à autre chose.
Percy Casper, un autre ancien pensionnaire, raconte qu'il a dû trouver de la force en lui après l'annonce de la découverte des restes.
Il a vécu de nouveau un certain traumatisme pour les traitements subis et ressenti de la colère. Pour s'en sortir, il a misé sur des cérémonies traditionnelles autochtones menant à une guérison spirituelle.
Une cérémonie culturelle doit se dérouler lundi au Kamloops Pow Wow Arbour afin de souligner le premier anniversaire de la découverte.
Dirk Meissner, La Presse Canadienne