L'ambassadrice du Canada tisse des liens lors de la convention démocrate
Temps de lecture :
3 minutes
Par La Presse Canadienne, 2024
CHICAGO — L'ambassadrice du Canada aux États-Unis explique aux Américains l'importance des relations entre les deux pays, alors que les démocrates élaborent leur politique étrangère et s'unissent derrière la vice-présidente Kamala Harris lors de la convention nationale du parti.
Kirsten Hillman est présente à la convention à Chicago et discute avec les démocrates de la manière dont le Canada rend les États-Unis plus forts, plus résilients, plus sûrs et plus prospères.
Des milliers de fidèles du parti et de politiciens se sont rendus à Chicago pour cet événement de quatre jours afin de renforcer l'enthousiasme suscité par Mme Harris depuis qu'elle s'est rapidement hissée le mois dernier au sommet du programme électoral de cet automne.
Mme Harris a fait une apparition surprise lundi soir pour remercier Joe Biden avant que le président ne prononce un discours où il a réfléchi à l'héritage de son administration et a passé le relais à sa vice-présidente.
L'ancien président Barack Obama doit s'adresser à la convention mardi, et les démocrates disent que les discours compareront un avenir prometteur sous le leadership de Mme Harris avec ce que le parti considère comme le plan du candidat républicain Donald Trump pour faire reculer l'Amérique.
Les discours de la convention n’ont pas permis de savoir si Mme Harris adopterait une approche différente du commerce avec le Canada, mais les experts ont déclaré qu’elle suivrait probablement la voie tracée par M. Biden.
«Le défi pour le Canada est, comme cela a toujours été le cas, de s’assurer que les Américains sachent que la politique de création d’emplois aux États-Unis n’est pas renforcée par la coupure des chaînes d’approvisionnement efficaces avec le Canada», a déclaré Mme Hillman, lundi soir.
Au contraire, a-t-elle ajouté, l’approfondissement des chaînes d’approvisionnement et des relations bilatérales rend les deux économies plus résilientes, autonomes et efficaces.
Mme Hillman a également assisté à la convention nationale républicaine à Milwaukee, au Wisconsin, le mois dernier, où elle a rencontré des sénateurs, des représentants du Congrès et des membres de l’administration précédente de M. Trump.
La révision imminente de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique en 2026 pèse lourd pour les observateurs canadiens de la campagne présidentielle.
Pendant sa présidence, M. Trump a forcé la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain. Mme Harris faisait partie des 10 sénateurs américains à voter contre l’accord commercial, affirmant qu’il ne faisait pas assez pour protéger les travailleurs américains ou l’environnement.
M. Trump a menacé d’imposer davantage de droits de douane et de réduire l’aide à l’Ukraine s’il remportait un second mandat.
Si le mandat de M. Biden a apporté une certaine stabilité aux relations avec le Canada, il y a également eu des tensions au sujet des règles du «Buy American Act» (loi Achetez américain) de son administration.
Le bois d’œuvre et la taxe canadienne sur les services numériques sont des domaines clés de discorde pour les républicains et les démocrates.
Mme Hillman a soutenu que Mme Harris et, surtout, son colistier, le gouverneur du Minnesota Tim Walz, ont une compréhension spécifique de la relation entre les États-Unis et le Canada.
L’État de M. Walz partage une frontière de 885 kilomètres avec le Canada, au sud de l’Ontario et du Manitoba. Mme Hillman a affirmé qu’il se rendait aux célébrations de la fête du Canada dans son État.
Mme Harris a pour sa part passé une partie de sa jeunesse à vivre à Montréal et entretient une relation importante avec le Canada.
Kelly Geraldine Malone, La Presse Canadienne