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L'accès aux soins de santé est plus ardu pour les femmes au Québec, selon un groupe

durée 08h32
19 octobre 2022
La Presse Canadienne, 2022
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Par La Presse Canadienne, 2022

MONTRÉAL — Dans le cadre d’une campagne alerte lancée par le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ), des manifestantes se sont rassemblées mercredi devant le bureau du premier ministre François Legault, à Montréal, pour dénoncer les «barrières systémiques» du réseau de santé public, qui limitent l’accès des femmes à des services sociaux et médicaux adaptés.

Audrey Gosselin Pellerin, organisatrice féministe politique au RTRGFQ, a déclaré lors d’une allocution que les femmes québécoises se butaient encore aujourd’hui à des obstacles institutionnels. S’adressant directement au premier ministre du Québec, elle a réclamé un accès rapide à «des services de santé publics, gratuits, universels et de qualité sur l’ensemble du territoire» pour toutes les femmes.

L’organisatrice a également dénoncé les «violences institutionnelles» du système de santé, qui touchent particulièrement les femmes autochtones, racisées, immigrantes ou en situation de handicap.

L’action d’éclat visait à faire pression sur François Legault, qui avait annoncé lors de sa dernière campagne électorale une accentuation du virage vers le privé au sein du système de santé public. Selon le groupe, il s'agirait d'une privatisation qui engendrerait une réduction de l’accès aux soins pour les personnes plus défavorisées, en plus d’inciter davantage de professionnels de la santé à quitter le public.

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Cet article a été produit avec le soutien financier des Bourses Meta et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

Élo Gauthier Lamothe, La Presse Canadienne