L'accès à l'AMM aux personnes souffrant de maladie mentale divise le pays
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Par La Presse Canadienne, 2023
Les intentions du gouvernement fédéral d'étendre l'aide à mourir aux personnes souffrant de maladie mentale continuent de diviser malgré une pause d'un an visant à établir des protections adéquates pour les patients et des directives pour le personnel de la santé.
Laurel Walker, une résidante de Halifax qui a souffert de dépression, d'anxiété et du trouble de stress post-traumatique pendant 20 ans avant d'être hospitalisée en Ontario, ne souhaite pas que l'aide à mourir (AMM) soit étendue en mars aux personnes dont le seul problème médical est une maladie mentale.
Selon elle, la priorité devrait plutôt être accordée aux soins. Mme Walker déplore que les gens souffrant d'une maladie mentale languissent trop longtemps sur les listes d'attente avant d'obtenir des services. Ils ne peuvent pas assumer le coût d'une thérapie qui n'est pas couverte par les programmes gouvernementaux.
Certains psychiatres et le Centre de toxicomanie et de santé mentale réclament un plus grand accès à des traitements. Ils ajoutent qu'il n'existe pas assez de preuves démontrant que les professionnels de la santé peuvent prédire l'évolution de l'état de santé d'un patient.
Des partisans du plan fédéral, dont Mourir dans la dignité Canada, disent qu'exclure les personnes souffrant de maladie mentale de l'AMM est une forme de discrimination.
La Dre Konia Trouton, présidente de l'Association canadienne des évaluateurs et fournisseurs de AMM, avance que le programme de formation sur l’aide médicale à mourir lancé en septembre aidera les médecins et les infirmières à déterminer les patients pouvant être admissibles. Ces normes comprennent notamment l'historique des traitements du patient.
Camille Bains, La Presse Canadienne