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Jour 34: les chefs parlent de réconciliation et d'une controverse sur McKinsey

durée 08h45
30 septembre 2022
La Presse Canadienne, 2022
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Par La Presse Canadienne, 2022

MONTRÉAL — En cette Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, les chefs de partis ont bien sûr abordé la question de la relation avec les Premières Nations, mais une controverse sur des contrats accordés à la firme McKinsey pendant la crise sanitaire a pris le devant de la scène, vendredi.

Radio-Canada a révélé que pendant la pandémie, le cabinet-conseil américain McKinsey a joué un rôle de premier plan, en dirigeant des réunions stratégiques, et en conseillant le gouvernement sur l'achat d'équipement de protection personnelle.

Le diffuseur public soulève même la possibilité que l'idée de former 10 000 préposés aux bénéficiaires ait été inspirée par les conseils de McKinsey.

En point de presse en fin d'avant-midi, le premier ministre sortant François Legault a rejeté fermement cette possibilité, insistant pour dire que c'était «son» idée de former autant de gens en si peu de temps.

Il a aussi argué que la situation exceptionnelle et urgente avait nécessité des moyens exceptionnels. Selon lui, les recommandations «ont aidé à sauver des vies».

Plus tôt, les chefs d'opposition ont dénoncé le manque de transparence du gouvernement Legault sur le sujet.

«La question fondamentale pour moi, c'est pourquoi est-ce que nous, comme Québécois, on a pas été informés de ça?, a questionné la cheffe libérale Dominique Anglade. Moi jamais comme première ministre je vais retenir cette information-là.»

Le chef conservateur Éric Duhaime est même allé aussi loin que de demander une commission d'enquête publique sur le sujet.

«C'est très inquiétant. Comment ça se fait qu'une firme comme celle-là, une firme étrangère, se ramasse à jouer un rôle aussi important dans la gestion d'une crise aussi majeure?», a-t-il demandé.

«On a le droit de savoir ce qui s'est passé.»

Le chef solidaire Gabriel Nadeau-Dubois a pour sa part accusé le premier ministre d'avoir «privatisé toute une partie de la gestion de la pandémie».

«Pendant qu'il y avait du monde sur le terrain qui demandait à être écouté, François Legault a préféré écouter des consultants privés d'une firme multinationale», a-t-il dénoncé.

Vérité et réconciliation

Avant de commenter la controverse sur McKinsey, le chef caquiste a revêtu brièvement ses habits de premier ministre pour participer à une cérémonie de commémoration à un ancien pensionnat autochtone, en Abitibi.

M. Legault a rencontré des survivants d'un ancien pensionnat autochtone à Saint-Marc-de-Figuery, qui lui ont confié se sentir «ignorés». 

«Je peux vous promettre que si je suis choisi (aux élections), on va passer plus de temps avec vous», a répondu M. Legault à l'un d'entre eux, Johnny Wylde. 

Des événements étaient organisés partout au pays pour commémorer la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

En point de presse, la cheffe libérale a pour sa part rappelé que si son parti était élu, elle reconnaîtrait le principe de Joyce dans les 100 premiers jours de son gouvernement.

Controverse au PQ

De son côté, le Parti québécois s'est retrouvé dans l'eau chaude sur un autre sujet. D'anciens commentaires de son candidat dans Rousseau sur les femmes qui portent le voile et la religion musulmane ont refait surface.

Dans une série de publications sur les médias sociaux faites en 2015 et 2016, le candidat Pierre Vanier a mis en doute l’intelligence des femmes qui portent le voile et accusé les musulmans de «tuer la démocratie».

Le chef péquiste Paul St-Pierre-Plamondon a condamné ces propos et a suspendu son candidat en attendant de pouvoir lui parler et prendre une décision sur la marche à suivre.

La Presse Canadienne