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Ingérence étrangère: Trudeau accuse les conservateurs de «bloquer» le consensus

durée 11h22
5 juillet 2023
La Presse Canadienne, 2023
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Par La Presse Canadienne, 2023

OTTAWA — Le premier ministre Justin Trudeau dit espérer que l'annonce d'une enquête sur l'ingérence étrangère ou une autre feuille de route préconisée pourra être faite au cours des prochaines semaines, mais il estime que les conservateurs bloquent l'accès à un consensus entre partis sur la question.

«Ils vont devoir choisir s'ils veulent continuer à bloquer ou s’ils vont permettre à un processus de découler», a-t-il lancé au cours d'un passage à Saint-Hyacinthe, en Montérégie.

Selon M. Trudeau, les discussions initiées en juin par les libéraux avec les partis d'opposition pour déterminer la suite des choses progressent bien avec le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique.

«Mais pour l’instant, ce sont les conservateurs qui continuent à bloquer le processus qu’on devrait pouvoir prendre pour démontrer le sérieux que nous devons tous avoir par rapport à l’ingérence étrangère», a dit le premier ministre en mêlée de presse.

Aux dires de M. Trudeau, un consensus doit absolument être trouvé sur la marche à suivre. «Si on veut avoir un processus pour aller de l’avant qui puisse bien fonctionner avec quelqu’un de crédible pour mener cette enquête ou ce processus-là, il faut que tous les partis se mettent d’accord sur l’encadrement, sur ce qu’on va demander comme processus et sur la personne qui va le faire», a-t-il soutenu.

Le printemps dernier, le premier ministre avait délégué la question de la tenue, ou non, d'une enquête publique et indépendante à un rapporteur spécial, l'ex-gouverneur général David Johnston. Ce dernier s'est prononcé contre la tenue d'une telle enquête dans les recommandations de son rapport préliminaire.

M. Johnston, que les partis d'opposition accusaient de partialité - en réalité ou en apparence - a démissionné en juin et le ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, a ensuite tendu la main aux autres formations politiques pour trouver un terrain d'entente sur la suite des choses.

L'ensemble des partis d'opposition réclament depuis mars le déclenchement d'une commission d'enquête sur l'ingérence étrangère.

Émilie Bergeron, La Presse Canadienne