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Il serait vain de protéger la nature sans les Autochtones, disent des chefs

durée 08h00
10 décembre 2022
La Presse Canadienne, 2022
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Par La Presse Canadienne, 2022

MONTRÉAL — Il serait vain de tenter de sauver la biodiversité sans l'aide des Autochtones, disent des chefs présents à la COP15 qui se déroule actuellement à Montréal.

Jennifer Corpuz, une avocate autochtone des Philippines, dit que les peuples autochtones sont depuis longtemps les meilleurs protecteurs de la nature, mais les autorités les ont exclus de la conservation.

Selon elle, il est crucial que tout accord négocié au cours de la COP15 reconnaisse les droits des Autochtones, la notion de territoire traditionnel dans les cibles de conservation et l'accès direct au financement visant à protéger la biodiversité.

Ronald Brazeau, le directeur par intérim du département des Ressources naturelles de la nation anishnabe de Lac-Simon, en Abitibi-Témiscamingue, a l'impression que les décideurs présents à la COP15 n'écoutent toujours pas les voix des peuples autochtones.

Il dit que sa communauté peut témoigner des effets des changements climatiques et du recul de la biodiversité. Il croit que les gouvernements ne vont pas assez loin dans le domaine de la conservation de la nature, même dans les zones protégées.

M. Brazeau reconnaît que les groupes autochtones du monde entier ont des intérêts différents, mais ils sont tous unis par une volonté commune de protéger leurs territoires.

La Presse Canadienne