Il ne suffit pas de nommer un «cabinet inclusif» pour plaire aux communautés racisées
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Par La Presse Canadienne, 2023
OTTAWA — Une universitaire experte dans le domaine de la diversité en politique affirme que la décision du premier ministre Justin Trudeau d'être plus inclusif lors de son remaniement ministériel le mois dernier n'aura pas beaucoup d'impact sur l'électorat si cette initiative ne va pas au-delà de l'image.
M. Trudeau a ajouté sept nouveaux visages à son cabinet, le 26 juillet, dont la première femme canado-philippine et le premier Tamoul sri-lankais à faire partie du «Saint des saints».
Le premier ministre soutenait alors que ce nouveau cabinet reflétait la diversité du Canada et apportait des voix, des compétences et des expériences nouvelles autour de la table ministérielle.
Mais plusieurs ont vu ces nominations comme faisant partie d'une stratégie libérale pour aller chercher des appuis dans des «comtés serrés» et auprès de certaines communautés culturelles bien ciblées.
Or, la Chaire de recherche du Canada sur le genre, la race et les politiques inclusives, à l'Université Carleton d'Ottawa, estime qu'un siège à la table ministérielle ne signifie pas nécessairement une véritable représentation au sein du gouvernement.
Erin Tolley soutient que cette diversité doit également se refléter dans les politiques publiques d'un gouvernement. Sinon, ces gestes d'inclusion n'auront pas beaucoup d'influence sur le vote des communautés racisées lors du scrutin, selon la chercheuse.
La Presse Canadienne