Huit entreprises, et non 89, peuvent contrevenir à des normes environnementales
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Par La Presse Canadienne, 2022
MONTRÉAL — Le ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a dévoilé vendredi une liste de huit entreprises qui ont le droit de contrevenir à des normes environnementales sur les rejets dans l'air et l'eau, ce qui ne veut pas dire que ces usines dépassent ces normes.
La semaine dernière, certains médias et politiciens avaient indiqué que 89 entreprises dérogeaient aux lois en vigueur sur la pollution, mais ce n’est pas le cas selon les informations transmises aux journalistes lors d’un breffage technique du ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.
Il y a une dizaine de jours, le ministre de l’Environnement, Benoit Charrette, avait dit au micro de l’animateur de radio Paul Arcand que 89 entreprises polluaient au-delà des normes environnementales provinciales, une information relayée par des médias et des politiciens.
Mais ces 89 établissements font l'objet d'une autorisation ministérielle relative à l'exploitation d'un établissement industriel, aussi appelé «attestation d'assainissement», ce qui ne veut pas dire qu’ils ne respectent pas les lois en vigueur.
Le ministère de l'Environnement a tenu à corriger l’information en spécifiant que seulement huit entreprises sur les 89 qui ont des attestations d’assainissement ont « le droit» de ne pas respecter les normes.
Qui plus est, ce n'est pas parce que ces huit entreprises ont le droit de dépasser les normes qu'elles le font.
Par exemple, Rio Tinto figure sur cette liste, mais respecte les normes en vigueur selon le ministère, contrairement à la Fonderie Horne, qui fait partie des contrevenants.
Sur les six autres entreprises qui figurent sur la liste, le ministère de l'Environnement n'était pas en mesure, vendredi, de préciser si certaines d'entre elles dépassaient les normes indiquées sur leur attestation d’assainissement.
La Presse Canadienne