Grève du RTC : Le ministre Jean Boulet n'exclut pas une loi spéciale
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Par La Presse Canadienne, 2023
QUÉBEC — Le ministre du Travail, Jean Boulet, ne ferme pas la porte à une loi spéciale pour mettre fin à la grève des chauffeurs d'autobus du Réseau de transport de la Capitale (RTC) qui perdure depuis samedi.
«À ce stade-ci, il n'est pas question de loi spéciale. Pour l'avenir on n'exclut rien. On va utiliser tous les outils à notre disposition pour s'assurer qu'il n'y ait pas de dommage ou le moins de dommage possible au plan humain, social et économique», a-t-il affirmé en entrevue avec La Presse Canadienne.
Le ministre croit encore qu’il est possible de régler le litige avec des pourparlers. «J'ai réalisé qu'il y avait de la bonne foi et de la bonne volonté des deux partis [...] Il faut mettre nos énergies, concentrer nos efforts à la table de négociations», a dit le ministre, ajoutant qu’il avait nommé un médiateur pour trouver des solutions.
«Ce que je constate, c'est que les répercussions d'un conflit de cette nature-là en transport collectif sont quand même assez dommageables pour la population. Il y a des conséquences humaines, sociales et économiques qui sont disproportionnées par rapport aux enjeux», a soutenu M. Boulet.
Le maire de la ville, Bruno Marchand, a affirmé lundi que si le conflit perdurait, il allait réclamer une loi spéciale. Le Festival d’été de Québec commence jeudi.
Thomas Laberge, La Presse Canadienne