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Grève des fonctionnaires: Mona Fortier se dit «frustrée» par l'impasse

durée 07h28
26 avril 2023
La Presse Canadienne, 2023
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Par La Presse Canadienne, 2023

OTTAWA — La présidente du Conseil du Trésor, Mona Fortier, s'avoue «frustrée» de ce qu'elle décrit comme un piétinement dans les négociations avec les fonctionnaires fédéraux en grève depuis maintenant huit jours.

«Je suis encore à la même place où on reçoit des offres qui sont inabordables et déraisonnables. Tant et aussi longtemps que ça ne bouge pas, ça va être difficile de se trouver une place où on va avoir une entente qui va être raisonnable pour les Canadiens et qui va aussi être juste pour les employés», a-t-elle dit mercredi alors qu'elle se rendait à la réunion hebdomadaire du caucus libéral.

Elle n'a pas directement répondu à des questions de journalistes à savoir si l'on se rapprochait de la possibilité qu'une loi de retour au travail soit invoquée. Elle n'a pas non plus voulu dire si l'augmentation salariale de 9 % sur trois ans proposée par le Conseil du Trésor est une offre finale.

«Nous allons continuer de travailler très fort. Nous sommes encore à la table, mais je peux vous dire que je suis frustrée ce matin parce que ça n’avance pas», a-t-elle laissé tomber.

L'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), qui représente les quelque 155 000 fonctionnaires en débrayage, demande une hausse de 13,5 % des salaires sur trois ans puisqu'elle estime que cela est plus adapté au niveau de l'inflation. Le télétravail est aussi l'un des principaux points de litige.

Le premier ministre Justin Trudeau a paru mercredi nettement plus tempéré que Mme Fortier. «On est en train de continuer de faire des offres constructives. On a de l’espoir qu’on va continuer de voir des avancées, mais ça prendra le temps que ça prend», a-t-il soutenu.

Questionné au sujet de la patience des Canadiens qui pourrait s'effriter face aux impacts de la grève sur les services comme le renouvellement de passeport, M. Trudeau a répondu qu'«on est quand même juste (à) quelques jours depuis le début de cette action syndicale».

«C’est sûr qu’au fur et à mesure que les Canadiens ont plus de difficulté à accéder à des services, à être préoccupés par leurs impôts, les frustrations vont monter, mais pour l’instant, les principes (...) de (droit de) grève, de négocier des conventions collectives de bonne foi (sont respectés). On est en train de faire le travail nécessaire.»

La semaine dernière, au jour un de la grève, M. Trudeau avait affirmé que la population ne serait pas «énormément patient(e)» si le débrayage durait «trop longtemps».

Émilie Bergeron, La Presse Canadienne