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Fusillades en plein jour: «il ne faut pas baisser les bras», dit la mairesse Plante

durée 14h27
24 août 2022
La Presse Canadienne, 2022
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2022

MONTRÉAL — La mairesse de Montréal et la police n'entendent pas baisser les bras pour contrer les violences armées et promettent d'adopter d'autres mesures prochainement, au lendemain de deux fusillades qui ont fait autant de victimes en plein jour dans la métropole québécoise. 

«Montréal ne va pas devenir le terrain de jeux des criminels. C'est non», a lancé Valérie Plante dans un point de presse, mercredi en fin de journée, reconnaissant que les événements de la veille, qui s'ajoutent à une flambée de la violence, viennent ébranler le sentiment de sécurité des Montréalais. 

«Il ne faut pas baisser les bras. Personne ici le fait. Quand je dis personne, je pense en premier lieu à l'ensemble du corps policier», a déclaré la mairesse dans un plaidoyer s'adressant à la population. 

Les deux meurtres survenus mardi après-midi ont eu lieu à 30 minutes d'intervalle. Un premier homme de 44 ans, connu des services policiers, a été abattu dans le stationnement du centre commercial Rockland à Ville Mont-Royal, en bordure de l'autoroute métropolitaine, dans le nord de l'île de Montréal.

Un deuxième homme, âgé de 50 ans, a succombé à ses blessures après avoir été atteint d'au moins un projectile d'arme à feu au haut du corps dans un restaurant de la rue Saint-Denis, près de l'angle du boulevard Maisonneuve.

Aucune arrestation n'a eu lieu et l'enquête se poursuivait mercredi dans le cas de ces deux agressions.

Mme Plante a dit travailler avec Québec sur différentes actions qui seront annoncées au cours des prochains jours pour intensifier la lutte contre les violences armées, comme sur le plan du recrutement d'effectifs.

«On a demandé une solution à la source, à l'École nationale de police, une solution adaptée à Montréal», a indiqué la mairesse sans pouvoir donner davantage de détails pour le moment. 

Elle a aussi promis de bonifier les ressources dans les postes de quartier et d'accentuer les efforts en matière de prévention avec l'ajout notamment de travailleurs sociaux sur le terrain. 

«Il n'y a pas une recette magique face à la situation actuelle. Il faut jouer sur tous les tableaux», a soutenu Mme Plante. 

À ses côtés, la directrice par intérim du Service de police de la Ville de Montréal, Sophie Roy, a fait valoir que «l'appui de tous» à l'égard du travail des policiers est «indispensable» dans un moment comme celui-ci.

Valérie Plante s'est d'ailleurs réjouie d'avoir le soutien du premier ministre François Legault avec qui elle s'est entretenue, de même qu'avec la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, à la suite des deux meurtres. 

Sur Twitter mercredi, M. Legault a assuré que son gouvernement «ne lésinera pas sur les moyens pour remettre de l’ordre et protéger les citoyens». 

«On appuiera nos forces policières pour que cette violence cesse. On n’acceptera pas, comme gouvernement, que Montréal devienne un champ de tir pour les gangs», a-t-il ajouté, rejoignant les propos de la mairesse. 

Mme Plante a aussi mentionné avoir demandé au premier ministre Justin Trudeau un bannissement complet des armes de poing à la grandeur du pays, et non seulement un gel. La mairesse souhaite également que le fédéral s'implique dans le dossier des «armes fantômes» fabriquées à partir d'imprimantes 3D, et se retrouvant entre les mains de groupes criminalisés. 

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Cette dépêche a été rédigée avec l'aide financière des Bourses de Meta et de La Presse Canadienne pour les nouvelles.

Frédéric Lacroix-Couture, La Presse Canadienne