Enseignante hurlante: une nouvelle direction mise en place à l'École des Grands-Vents
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Par La Presse Canadienne, 2023
MONTRÉAL — Dans la controverse entourant une enseignante qui hurlait sur ses élèves de première années à l'école primaire des Grands-Vents, le Centre de services scolaire des Mille-Îles (CSSMI) a annoncé mercredi matin avoir remplacé la direction actuelle de l'établissement.
Ainsi, Lyson Dompierre remplace dès maintenant le directeur Éric Campeau à la tête de l'institution scolaire de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, et ce, pour une durée indéterminée.
«Visiblement, le lien de confiance est rompu entre les parents et l’école. Nous avons la responsabilité de restaurer le climat pour assurer à nos élèves et à notre personnel un milieu de vie sain et sécuritaire. En parallèle, des enquêtes administratives et policières sont ouvertes et doivent être menées dans des conditions optimales. Dans ce contexte, et sans faire le procès de qui que ce soit, il nous apparaît opportun d’apporter des changements rapidement. La nouvelle directrice choisie dispose de l’expérience et du recul nécessaire pour gérer l’établissement et restaurer la confiance avec les parents et les élèves », a fait savoir Nathalie Joannette, directrice générale du CSSMI, dans un communiqué.
La page web de l'équipe-école de l'école des Grands-Vents n'est actuellement plus accessible.
Le CSSMI rappelle qu'une équipe de soutien psychologique est présente à l'école depuis mardi pour accompagner les élèves et le personnel scolaire après que des enregistrements compromettants de l'enseignante, cumulant 25 années d'expérience, ont été diffusés dans les médias.
On pouvait clairement entendre la dame crier et hurler en classe en invectivant ses élèves de première année.
Une enquête a été déclenchée par le CSSMI, puis une autre est menée par le service de police municipal après que des allégations de violence physique ont été portées à l'endroit de l'enseignante.
En période de questions à l'Assemblée nationale, mardi, la critique libérale en matière d'Éducation, Marwah Rizqy, a indiqué détenir des informations à savoir que «le centre de services scolaire, l’avocat ainsi que les ressources humaines savent minimalement depuis janvier pour les violences verbales et des voies de fait».
«Cette malheureuse situation démontre l’importance de dénoncer tout comportement de violence», note le centre de services scolaire, qui rappelle l'existence d'un processus de plaintes sur son site internet.
«La sécurité et le bien-être des enfants sont notre priorité», réitère l'organisation à la toute fin de son communiqué.
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Cette dépêche a été rédigée avec l'aide financière de la Bourse de Meta et de La Presse Canadienne pour les nouvelles.
Marie-Ève Martel, La Presse Canadienne