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Émile Bilodeau à la Fête nationale: «crise qui a pris naissance dans un verre d'eau»

durée 08h30
16 juin 2023
La Presse Canadienne, 2023
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Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2023

QUÉBEC — Le Mouvement national des Québécois (MNQ) minimise la controverse qui a entouré la nomination du chanteur Émile Bilodeau à titre d'animateur du spectacle de la Fête nationale sur les plaines d'Abraham, à Québec.

Dans une note interne, le MNQ, qui est en charge d'organiser les festivités du 24 juin, qualifie de «crise qui a pris naissance dans un verre d'eau» la controverse sur le choix de cet artiste, qui affiche ouvertement son appui à Québec solidaire (QS) et son opposition à la loi sur la laïcité de l'État.

Des chroniqueurs ainsi que le Mouvement laïque québécois ont dénoncé le choix d'Émile Bilodeau qui selon eux n'est pas rassembleur.

Dans la note interne obtenue par La Presse Canadienne, le MNQ souligne l'adoption d'une motion de Québec solidaire (QS) à l'Assemblée nationale la semaine dernière pour saluer le «travail exceptionnel» de l'organisme dans «l'organisation de la Fête nationale de façon indépendante et non partisane».

En entrevue avec La Presse Canadienne vendredi, la gestionnaire en communications et marketing du MNQ, Sophie Lemelin, s'est étonnée que cette note interne soit rendue publique.

Selon elle, cette controverse était bien une tempête dans un verre d'eau qui n'a touché que les réseaux sociaux.

À ses yeux, contester le choix d'Émile Bilodeau touche à un enjeu de liberté d'expression, de liberté d'association et de liberté d'opinion et le MNQ ne veut pas sombrer dans un tel débat.

Émile Bilodeau demeure une figure complètement rassembleuse, a-t-elle assuré.

Rappelons qu'aux élections générales de l'automne dernier, le chanteur a fait campagne au côté du co-porte-parole de QS, Gabriel Nadeau-Dubois, dans Verdun.

Plus tôt cette année-là, il avait appelé à voter QS lors de l'élection complémentaire dans Marie-Victorin.

Le chanteur avait qualifié la loi sur la laïcité de l'État de législation «misogyne, islamophobe et dégradante».

Le Parti québécois (PQ) a également subi ses attaques. Dans un tweet, il avait dit qu'«il faut que le PQ meurt pour qu'il y aille (sic) une opposition souverainiste».

En outre, il avait ridiculisé le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon dans sa croisade en vue de faire abolir le serment au roi d'Angleterre prononcé par les élus de l'Assemblée nationale.

Patrice Bergeron, La Presse Canadienne