Dominic LeBlanc presse le N.-B. et la N.-É. de se prévaloir d'un financement fédéral
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Par La Presse Canadienne, 2023
HALIFAX — Le ministre fédéral de l'Infrastructure exhorte la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick à se prévaloir d'un financement d'Ottawa pour protéger le lien terrestre entre les deux provinces contre les inondations liées aux changements climatiques.
Dominic LeBlanc indique qu'il a écrit au premier ministre Blaine Higgs, du Nouveau-Brunswick, et au premier ministre Tim Houston, de la Nouvelle-Écosse, pour leur rappeler qu'une enveloppe fédérale est disponible.
Il leur rappelle aussi que les provinces ont jusqu'au 19 juillet pour présenter une demande au Fonds d'atténuation et d'adaptation en matière de catastrophes, qui est sous la responsabilité d'Infrastructure Canada.
M. LeBlanc souligne qu'Ottawa peut payer jusqu'à la moitié de la facture, qui pourrait atteindre 301 millions $, afin de protéger l'isthme de Chignecto, une bande de terre qui relie la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick, entre la baie de Fundy et le détroit de Northumberland.
Les deux premiers ministres affirment toutefois que des pourparlers sont toujours en cours sur le montant que chaque gouvernement devrait verser pour protéger l'isthme que les deux provinces se partagent.
M. Higgs a récemment déclaré au quotidien «New Brunswick Telegraph-Journal» qu'Ottawa devrait envisager de financer le projet de la même manière qu'il a financé le pont de la Confédération, qui relie sa province à l'Île-du-Prince-Édouard. M. Higgs faisait remarquer que ce mégaprojet avait été principalement financé par Ottawa.
Le ministre LeBlanc précise que ce pont représente un cas particulier parce que lors de l'adhésion de l'Île-du-Prince-Édouard à la fédération canadienne, Ottawa avait promis à l'île que le transport pourrait être assuré à longueur d'année.
Pour ce qui concerne l'isthme de Chignecto, il s'agirait de trouver un moyen de protéger la route transcanadienne, la voie ferrée du CN et les infrastructures de télécommunication contre les dommages potentiels causés par les tempêtes majeures et les inondations, jusqu'en 2100.
Selon une étude publiée en mars dernier, il en coûterait 200 millions $ pour augmenter la hauteur des 35 kilomètres de digues existantes, 189 millions $ pour construire une toute nouvelle digue, ou 301 millions $ pour élever les digues existantes et installer des rideaux de palplanches en acier à certains endroits.
La Presse Canadienne