Des militants craignent toujours les thérapies de conversion malgré leur interdiction
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Par La Presse Canadienne, 2023
OTTAWA — Des défenseurs des droits des LGBTQ ne sont pas encore rassurés par les modifications au Code criminel interdisant les thérapies de conversion au Canada.
Ils disent que les idéologies sous-tendant ces méthodes demeurent toujours présentes au Canada.
Selon la définition du gouvernement canadien, une thérapie de conversion est «une pratique qui vise à changer l’orientation sexuelle d’une personne pour la rendre hétérosexuelle, à changer son identité de genre pour la rendre cisgenre ou à changer son expression de genre pour qu’elle corresponde au sexe qui lui a été attribué à la naissance».
Personne n'a été accusé ou cité à procès depuis les modifications à la loi.
Nick Schiavo, directeur général de No Conversion Canada, s'inquiète que ceux qui prônent ces thérapies tentent d'utiliser un «langage codé» pour éviter de tomber sous le coup de la loi.
Florence Ashley, une professeure adjointe de la faculté de droit de l'Université de l'Alberta, dit qu'il est habituel pour les organisations d'employer des termes plus vagues, comme dire qu'elles veulent aider les gens à explorer qui ils sont vraiment.
Le ministre fédéral de la Justice David Lametti qualifie les thérapies de conversion de pratique «d'horribles». Leur interdiction pourrait prendre un certain temps à s'implanter dans la mesure où la police doit apprendre à mener des enquêtes sur le sujet. Ils doivent notamment apprendre à analyser des programmes qui pourraient être dissimulés par un langage codé.
David Fraser, La Presse Canadienne