Des accusations moins sévères pour le meurtre de femmes autochtones
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Par La Presse Canadienne, 2023
OTTAWA — Les homicides perpétrés contre des femmes et de jeunes filles autochtones sont moins susceptibles de donner lieu à l'accusation de meurtre la plus grave, soit au premier degré, que dans les cas où les victimes étaient des non autochtones, selon un nouveau rapport de Statistique Canada.
Plus de la moitié des dossiers impliquant des femmes et des filles non autochtones entre 2009 et 2021 ont entraîné des accusations de meurtre au premier degré, mais les infractions de meurtre au deuxième degré et d'homicide involontaire étaient plus courantes lorsque la victime était autochtone.
Au cours de cette période, les femmes et les filles autochtones ont été tuées à un rythme six fois supérieur à celui des femmes et des filles allochtones, note Statistique Canada.
Le rapport publié mercredi coïncide avec la Journée des Sœurs par l'esprit et la Journée nationale de commémoration pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, ainsi que pour les personnes 2SLGBTQIA+.
L'agence fédérale indique que 87 % des homicides de femmes et de filles autochtones sont résolus, contre 90 % des cas où la victime était une femme ou une fille non autochtone. Les deux catégories affichent le même taux de condamnation, à savoir 55 %.
Les données montrent que la plupart des femmes et des filles autochtones ont été tuées par quelqu'un qu'elles connaissaient et que l'accusé était probablement autochtone.
La Presse Canadienne