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Débat des conservateurs en français : le projet de loi 96 risque de s'inviter

durée 14h12
25 mai 2022
La Presse Canadienne, 2022
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Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2022

LAVAL, Qc — Les aspirants-chefs conservateurs s'apprêtent à s’affronter dans un débat en français, mercredi soir à Laval, et les questions entourant le projet de loi 96, adopté la veille par l’Assemblée nationale, s’inviteront sans doute.

Un segment thématique aura pour but que les candidats indiquent ce qu’ils feraient pour assurer à leur formation politique plus de sièges au Québec. Les six adversaires pourront donc saisir la balle au bond pour confronter leurs positions sur une possible intervention fédérale dans des contestations judiciaires de la réforme caquiste de la Charte de la langue française – la loi 96 à être sanctionnée. Dans la même veine, des questions similaires entourant la loi 21 sur la laïcité devraient aussi s'imposer.

Le Parti conservateur du Canada (PCC) a confirmé à La Presse Canadienne les 10 thèmes de la joute oratoire, laquelle risque d’être dominée par des échanges entre celui qui est vu comme le meneur de la course, Pierre Poilievre, et l’ex-premier ministre québécois Jean Charest, puisqu’ils sont ceux qui maîtrisent le mieux la langue de Molière.

Outre se prononcer sur les façons de faire des gains au Québec, les aspirants-chefs devront aussi afficher leurs couleurs sur la sécurité publique, l’environnement et l’énergie, les langues officielles, l’inflation, le commerce, l’immigration, la santé, les affaires étrangères ainsi que leur vision du futur du PCC.

Le format du débat sera aussi différent de celui qui s’est déroulé en anglais, plus tôt ce mois-ci, et dont la formule avait suscité bien des critiques. La formation politique a fait savoir à La Presse Canadienne que chaque thème donnera lieu à un débat ouvert de quatre minutes, après la fin d'un tour de parole accordée à chacun, à tour de rôle.

Les candidats se verront par ailleurs imposer une règle : l’interdiction de prononcer le nom d’un de leurs rivaux. L’idée derrière cela est de centrer le débat autour d’échanges de points de vue plutôt que d’attaques personnelles, a indiqué un porte-parole du PCC.

Si un candidat contrevient, il se verra amputé d’une partie de son temps de parole, a-t-on précisé. Aucun effet sonore tel que celui du trombone triste («sad trombone»), qui a retenti à plusieurs reprises au cours de la joute oratoire en anglais, ne devrait se faire entendre cette fois-ci.

Le débat de mercredi soir, qui doit débuter à 20h, est le dernier de ceux qui ont été annoncés par le PCC.

Les candidats ont jusqu’à la fin de la semaine prochaine pour convaincre des partisans d’acheter des cartes de membres du parti. Cela permettra à ces derniers de voter pour la personne qu’ils désirent voir succéder à Erin O’Toole. Le vainqueur de la course, élu au moyen d’un scrutin préférentiel, sera connu le 10 septembre prochain.

Émilie Bergeron, La Presse Canadienne