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De nouvelles sanctions canadiennes frappent l'industrie médiatique de la Russie

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8 juillet 2022
La Presse Canadienne, 2022
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Par La Presse Canadienne, 2022

OTTAWA — Le Canada a imposé une nouvelle série de sanctions à l’industrie médiatique de la Russie dans le but de perturber ce qu’il qualifie de campagne de désinformation sur la guerre en Ukraine.

Les sanctions visent les agences de presse, les chaînes de télévision et les journalistes russes, dont Petr Akopov, qui a écrit avec approbation sur la justification de l'invasion de l'Ukraine par le président Vladimir Poutine, et Tigran Keosayan, un présentateur de télévision pro-Kremlin.

Les sanctions interviennent alors qu'Ottawa a lancé une page Web corrigeant la désinformation sur l'invasion de l'Ukraine et la contrant par des faits.

Affaires mondiales Canada a déclaré dans un communiqué que le site sera continuellement mis à jour pour «faire la lumière sur la façon dont le régime russe utilise des mensonges pour justifier son invasion illégale, non provoquée et injustifiable de l'Ukraine".

Parmi les 29 personnes figurant sur la dernière liste des sanctions figurent aussi Vladimir Sungorkin, rédacteur en chef de Komsomolskaya Pravda, décrit par le président Poutine comme son journal préféré.

Le radiodiffuseur russe RT a déjà été banni des ondes canadiennes après que des ministres l'aient accusé de diffuser une propagande inspirée par le Kremlin au sujet de l'invasion de l'Ukraine.

Mais la dernière série de sanctions frappe directement RT ainsi que les diffuseurs russes Spoutnik, Channel One Russie et la Société panrusse de radiodiffusion et de télévision d'État (VGTRK), dont le directeur général, Oleg Dobrodeev, est également sanctionné.

L'agence de presse russe TASS, établie de longue date, figure également sur la dernière liste, ainsi que Gazprom Media, qui possède une série de stations de télévision et de radio.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly, a déclaré dans un communiqué que "la machine de propagande russe doit répondre de ses mensonges".

"Le Canada s'est engagé à lutter contre la désinformation où qu'elle se trouve et à tout moment", a-t-elle déclaré. «Aujourd'hui, nous disons clairement à ceux qui colportent la tromperie: vous serez tenus responsables. Le Canada est aux côtés de l'Ukraine».

La nouvelle liste des sanctions comprend également l'auteur et journaliste russe Yevgeniy Prilepin, l'animateur de télévision et réalisateur de documentaires Arkady Mamontov ainsi qu'Irina Volk, une porte-parole bien connue du ministère russe.

Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février, le Canada a imposé des sanctions à plus de 1150 personnes et organisations en Russie, en Biélorussie et en Ukraine.

Il a coordonné des sanctions avec des alliés de l'Union européenne ainsi qu'avec les États-Unis et le Royaume-Uni pour empêcher les Russes d'exploiter les failles.

Affaires mondiales Canada explique que la nouvelle vague de sanctions contre la Russie vise «les agents de désinformation et de propagande parrainés par l'État».

La ministre Joly assiste actuellement au sommet des ministres des Affaires étrangères du G20 à Bali, en Indonésie, auquel assiste également le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Elle a déclaré à La Presse canadienne qu'elle avait l'intention de dénoncer les mensonges russes et de confronter son homologue Lavrov aux faits lors du sommet, et qu'elle n’allait pas lui serrer la main.

En mars, Mélanie Joly et d’autres participants à une réunion des Nations Unies à Genève ont quitté la salle lorsque le ministre Lavrov, que le Canada avait sanctionné quelques jours plus tôt, a commencé à parler.

Marie Woolf, La Presse Canadienne