«Convoi de la liberté»: l'acquittement des deux accusés demandé par la défense
Temps de lecture :
2 minutes
Par La Presse Canadienne, 2024
OTTAWA — L’avocate de Chris Barber, organisateur du «convoi de la liberté», a plaidé lundi à une juge qu’une ordonnance du tribunal interdisant de klaxonner dans le centre-ville d’Ottawa pendant la manifestation n’était pas suffisamment claire.
M. Barber et sa coaccusée, Tamara Lich, se défendent contre des accusations de méfait, d’intimidation et de conseil à autrui d’enfreindre la loi. M. Barber fait face à l’accusation supplémentaire d’avoir conseillé à autrui de désobéir à une ordonnance du tribunal en encourageant les manifestants à klaxonner.
Dans une vidéo publiée sur le réseau social TikTok pendant la manifestation, M. Barber a demandé aux autres manifestants de baisser leur klaxon en raison de l’ordonnance du tribunal, mais a ajouté que si une grande masse de policiers se présentait, ils devraient pousser leurs klaxons et ne pas s’arrêter.
Son avocate, Diane Magas, a rappelé dans ses plaidoiries finales qu’il y avait des exceptions à l’ordonnance, y compris les urgences.
Cette exception n’était pas claire, a-t-elle soutenu, affirmant que la menace d’une arrestation illégale par la police antiémeute pouvait avoir constitué une urgence dans l’esprit de M. Barber.
«C’est un peu exagéré», a répliqué la juge Heather Perkins-McVey lorsque Me Magas a présenté l’argument, lundi.
Dans les jours précédant la vidéo sur TikTok, les publications de M. Barber sur les réseaux sociaux suggéraient qu’il avait de plus en plus peur de voir la police antiémeute se présenter et encercler les manifestants — une pratique controversée des forces de l’ordre qui consiste à rassembler et à contenir de grandes foules dans une zone limitée, a soutenu son avocate.
Elle a noté qu’il est acceptable de résister à une arrestation si celle-ci est «illégale».
Lundi marque le quatrième jour des plaidoiries finales dans le procès pénal des deux organisateurs, un procès juridiquement compliqué et marqué par des dizaines d'interruptions et de reprises depuis son début, en septembre dernier.
Me Magas a déclaré au tribunal la semaine dernière que son client n’était pas responsable des actions individuelles des participants à la manifestation.
La Couronne a déjà dit au tribunal que Mme Lich et M. Barber avaient sciemment «franchi la limite» entre la protestation légale et le méfait illégal. La Couronne aura l’occasion de répondre aux arguments de la défense avant la fin du procès.
Laura Osman, La Presse Canadienne