Concordia «épongera» elle aussi la hausse des droits de scolarité imposée par Québec
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Par La Presse Canadienne, 2023
MONTRÉAL — Imitant l'Université McGill, l'Université Concordia a annoncé vendredi qu'elle offrira dès l'automne prochain un soutien financier pouvant atteindre 4000 $ pour les nouveaux étudiants de premier cycle provenant d'autres provinces.
L'université montréalaise affirme qu'elle lance ce nouveau programme de bourses pour répondre à l'augmentation des droits de scolarité de 3000 $ imposée par le gouvernement du Québec pour les étudiants de l'extérieur de la province — une hausse qui pourrait les dissuader de venir étudier à Montréal, selon Concordia.
La valeur de la bourse dépendra de la note moyenne des étudiants au moment de leur admission à Concordia; le montant pourrait aller de 1500 $ pour un B- à 4000 $ pour un A+.
L'université affirme que les étudiants seront automatiquement pris en compte pour la bourse, qui sera renouvelable pour la durée de leurs études de premier cycle, à condition qu'ils maintiennent leur niveau académique.
L'annonce de Concordia fait suite à une offre semblable de McGill, annoncée mardi. L'autre université anglophone montréalaise commencera l'an prochain à remettre une bourse de 3000 $ aux étudiants de premier cycle de l'extérieur de la province dans la plupart des départements.
Concordia a également annoncé vendredi une nouvelle bourse unique de 2000 $ pour les étudiants de premier cycle qui quittent une université d'une autre province pour venir étudier à Montréal.
Le gouvernement de François Legault a annoncé en octobre que les étudiants canadiens qui entameront leurs études en anglais au Québec en septembre 2024 paieront l’équivalent de ce que leur formation coûte au gouvernement, soit 17 000 $ par année, plutôt que 9000 $. Deux mois plus tard, la ministre de l'Enseignement supérieur, Pascale Déry, a toutefois ramené cette hausse de 17 000 $ à 12 000 $.
La ministre Déry exige aussi de McGill et Concordia qu'à partir de 2025, 80 % des nouveaux inscrits dans un programme d'études en anglais atteignent à l'oral, au terme de leur premier cycle, le «niveau 5» à l'Échelle québécoise des niveaux de compétence en français.
Le gouvernement Legault souhaite par ces mesures freiner l'anglicisation du centre-ville de Montréal et corriger le déséquilibre dans le financement des universités anglophones et francophones. La hausse des droits de scolarité servirait ainsi à financer davantage le réseau francophone.
La Presse Canadienne