Colombie-Britannique: une photojournaliste doit respecter une injonction, dit la GRC
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Par La Presse Canadienne, 2023
VANCOUVER — La Gendarmerie royale du Canada (GRC) affirme qu'une photojournaliste est tenue de se conformer à une injonction du tribunal, et ce, malgré qu'elle poursuit le corps policier. L'injonction concerne les manifestations contre le pipeline Coastal GasLink, qui est presque terminé dans le nord de la Colombie-Britannique.
En réponse à une poursuite intentée par Amber Bracken et l'agence de presse The Narwhal, la police fédérale affirme que le statut de Mme Bracken en tant que journaliste ne la placerait pas en dehors de la portée de l'injonction qui interdit toute ingérence sur le site du pipeline.
L'opposition des chefs héréditaires Wet'suwet'en au pipeline de 670 kilomètres a déclenché des rassemblements et des blocages ferroviaires à travers le Canada en 2020, tandis que le conseil élu de la Première Nation Wet'suwet'en et d'autres à proximité ont accepté le projet.
Mme Bracken et un documentariste ont d'abord été accusés d'outrage au tribunal et libérés sous condition par un juge trois jours après leur arrestation, mais le mois suivant, des documents judiciaires ont montré que les accusations ne seraient pas retenues.
La réponse déposée auprès de la Cour suprême de Colombie-Britannique a allégué la semaine dernière que Mme Bracken n'était «pas engagée dans des activités de collecte d'informations apparentes de bonne foi» et qu'elle «aidait ou encourageait» ceux qui s'opposaient au projet avant son arrestation en novembre 2021.
Mme Bracken ne s'est pas identifiée comme membre des médias, une affirmation contestée dans la poursuite initiale intentée contre la GRC en février dernier.
La plainte civile indique qu'elle a été arrêtée à tort après s'être identifiée comme journaliste avec des informations d'identification médiatiques visiblement attachées à son équipement photo.
Un dossier judiciaire ultérieur déposé mercredi par Mme Bracken et The Narwhal indique que la réponse de la GRC «efface de manière inexacte la distinction» entre les objectifs journalistiques de sa présence et les intentions de ceux qui protestent contre le pipeline.
La police était «imprudemment indifférente» au statut de journaliste de Mme Bracken, indique la réponse.
Mme Bracken a déjà travaillé à la pige pour La Presse Canadienne.
La Presse Canadienne