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Carte électorale: le DGEQ est préoccupé par l'idée d'ajouter deux circonscriptions

durée 10h44
27 avril 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

QUÉBEC — L’ajout de deux circonscriptions à seulement quelques mois des élections pourrait «compromettre la qualité, voire l’intégrité du prochain scrutin», souligne le directeur général des élections (DGEQ), Jean-François Blanchet.

La semaine dernière, la Cour suprême a donné raison à la Commission de la représentation électorale du Québec (CRÉ) dans le débat sur le redécoupage électoral.

La nouvelle carte fait disparaître une circonscription en Gaspésie et une dans l’Est de Montréal. En contrepartie, deux circonscriptions sont ajoutées, l’une dans la région de l’Estrie–Centre-du-Québec et l’autre dans les Laurentides-Lanaudière.

Or, les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale s’opposent à ce redécoupage.

Peu de temps après le jugement, le ministre des Institutions démocratiques, Jean-François Roberge, a indiqué qu’il allait déposer un projet de loi «afin d’assurer une juste représentation des Québécois, notamment en protégeant les comtés d’Anjou–Louis-Riel et de Bonaventure, ainsi qu’en garantissant une représentation adéquate pour la Gaspésie».

«Nous comprenons que cela passerait par l’ajout de deux sièges à l’Assemblée nationale, portant ainsi ce nombre à 127», écrit le DGEQ dans une lettre adressée aux partis politiques et dont La Presse Canadienne a obtenu copie.

Jean-François Blanchet rappelle que la loi oblige un délai de six mois avant l’entrée en vigueur d’une nouvelle carte électorale.

«Ce délai correspond au temps minimal requis pour accomplir l’ensemble des activités indispensables à la tenue d’une élection dans toutes les circonscriptions», écrit-il dans sa missive datée du 24 avril 2026.

«Dans ces circonstances, mon constat est clair: je ne suis pas en mesure de confirmer si les conditions permettant la tenue des prochaines élections générales pourront être réunies dans le respect des obligations légales et opérationnelles qui incombent actuellement à mon institution», ajoute le DGEQ.

Jean-François Blanchet demande à ce que ses équipes soient entendues par les élus avant l’adoption de la pièce législative «afin d’exposer de façon plus détaillée l’ensemble des enjeux et des risques» et pour trouver des solutions.

Le ministre Roberge n’avait pas fermé la porte à augmenter le nombre de sièges au Québec. Son bureau ne dit toutefois pas si c’est cette voie qui sera empruntée dans le projet de loi.

Thomas Laberge, La Presse Canadienne