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Carey Price a manqué de jugement, dénonce l'opposition à Québec

durée 09h02
6 décembre 2022
La Presse Canadienne, 2022
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2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2022

QUÉBEC — Le gardien de but du Canadien Carey Price a manqué de jugement, estime le chef intérimaire du Parti libéral du Québec (PLQ), Marc Tanguay.

La classe politique québécoise a vivement réagi, mardi, à la controverse entourant les sorties pro-armes de Carey Price peu de temps avant la commémoration de la tuerie de Polytechnique.

Samedi, le numéro 31 avait critiqué le projet de loi C-21 du gouvernement Trudeau destiné à resserrer les critères interdisant la circulation de certaines armes d'assaut. 

Il avait en outre donné son appui à la Coalition canadienne pour les droits aux armes à feu (CCDAF) qui proposait récemment un code de promotion «Poly» pour permettre d'acheter des produits dérivés sur son site.

«Carey Price a manqué de jugement, je crois, à deux égards. Le premier, en s'associant à la CCDAF qui avait fait l'usage (...) odieux (...) du hashtag "Poly"», s'est insurgé M. Tanguay en mêlée de presse.

«Deuxième élément, c'est au niveau du moment de sa sortie. Le 6 décembre, c'est une journée de commémoration extrêmement importante. Quatorze femmes ont été tuées parce qu'elles étaient des femmes.»

La co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Manon Massé, n'a pas non plus mâché ses mots à l'égard de Carey Price. 

«Quand tu appuies une organisation qui utilise un hashtag du plus grand drame féminicide que le Québec ait connu dans son histoire, je trouve ça vraiment inapproprié, indécent», a-t-elle déclaré.

Elle en veut également au Canadien de Montréal, un «regroupement d'hommes», selon elle.

«Qu'on cesse de banaliser la violence, qu'on cesse de protéger les gens, de faire en sorte qu'on cache que la misogynie, la violence faite aux femmes, les féminicides ont des racines en commun», a-t-elle lancé.

«Je suis très déçue de tout ça», a-t-elle renchéri.

Selon Mme Massé, cette controverse rappelle à quel point il est important de tenir, à chaque année, une commémoration de la tuerie de Polytechnique.

De son côté, le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a déclaré mardi qu'il fallait «laisser Carey Price tranquille» et s'intéresser aux groupes qui l'auraient instrumentalisé.

«Le temps qu'on va passer à critiquer Carey Price, dont le travail (...) c'est d'arrêter des rondelles, on ne le passera pas à critiquer des groupes qui ont probablement manipulé un joueur de hockey en ne lui donnant pas toute l'information», a-t-il dit.

Caroline Plante, La Presse Canadienne