Bris d’aqueduc à Montréal: la conduite était «sous surveillance», révèle la Ville
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Par La Presse Canadienne, 2024
MONTRÉAL — La Ville de Montréal ignore toujours la cause du bris d’aqueduc majeur qui s’est produit près du pont Jacques-Cartier vendredi matin.
L’administration Plante savait toutefois que cette conduite était «vulnérable», si bien qu’il était prévu qu’elle soit prochainement inspectée de nouveau, a révélé la directrice du Service de l'eau de la Ville de Montréal, Chantal Morissette, au cours d’un point de presse tenu lundi matin sur les lieux de l’incident.
La dernière inspection de la conduite en question, qui a été installée en 1985, remonte à 2017-2018. On y avait alors constaté de la corrosion. Le problème s’est détérioré au fil des ans pour différentes raisons, dont le sel de déglaçage épandu dans les rues en hiver.
En principe, ces pièces ont une durée de vie d'une centaine d'années.
«Ce n’était pas une conduite en fin de vie. Elle est assez récente», a déclaré la mairesse de Montréal, Valérie Plante.
Présente à ses côtés, Mme Morissette a cependant souligné que la conduite était «sous surveillance».
«L’inspection date de 2017 ou 2018. On avait une détérioration. C’est la raison pour laquelle la conduite était sous surveillance, avec une inspection qui était prévue dans les prochains mois. Évidemment, on va faire tout le diagnostic autour du bris et on va refaire une inspection avant de pouvoir procéder aux réparations. C’est important de refaire l’inspection et regarder ce qui est à réparer pour qu’on puisse commander les pièces et les matériaux et procéder aux réparations.»
Mme Plante n’a donc pas été en mesure de donner un échéancier pour la réalisation des travaux.
Même si cette conduite de type C301, composée de tuyaux sous pression en béton précontraint avec cylindre d'acier et armature, devait durer plus longtemps, elle reste plus vulnérable que celles d’autres catégories, a admis Mme Morissette.
«La conduite C301 qui est derrière nous, ce sont les conduites que l’on considère les plus vulnérables, a-t-elle affirmé. De la façon dont elles sont conçues, elles ont fait l’objet de corrosion au fil des années. Il n’y a pas de date d’échéance sur une conduite d’aqueduc.
«Notre objectif, c’est de prolonger leur durée de vie le plus qu’on peut et faire les investissements au bon moment avec la bonne intervention pour avoir les meilleurs bénéfices. C’est la stratégie qui a été utilisée depuis les 15 dernières années: on a investi massivement. On a d’ailleurs deux fois moins de bris à Montréal qu’on en avait il y a 10-12 ans, donc c’est positif.»
Sébastien Auger, La Presse Canadienne