Blanchet «optimiste» quant à l'annonce prochaine d'une enquête sur l'ingérence
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Par La Presse Canadienne, 2023
OTTAWA — Le chef bloquiste Yves-François Blanchet a bon espoir que le gouvernement fédéral annoncera bientôt l'enquête publique et indépendante sur l'ingérence étrangère réclamée depuis des mois par l'ensemble des partis d'opposition.
Il a partagé mercredi avant-midi son «optimisme», disant être encouragé par ses discussions avec le ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, qui pointent selon lui dans la direction d'une «entente» à être conclue dans les heures à venir.
L'accord sera minimalement entre les libéraux et le Bloc québécois, croit M. Blanchet, et pourrait aussi avoir le soutien des néo-démocrates et conservateurs.
«On est peut-être rendu à quelque chose qui ferait en sorte qu’au cours des prochains jours on pourrait avoir la mise en place (…) d’une commission d’enquête indépendante et publique sous réserve d’enjeux de sécurité, dont tous les partis politiques seraient appelés à cautionner la présidence», a résumé le chef bloquiste dans un point de presse qui visait à dresser le bilan de la session parlementaire.
Selon ses dires, le gouvernement Trudeau est en voie d'accéder à toutes les demandes du Bloc québécois. La formation politique réclame le déclenchement de la commission tant souhaitée d'ici la fin de la session parlementaire, officiellement prévue vendredi. Les néo-démocrates et conservateurs prônent aussi l'urgence.
M. Blanchet a indiqué que l'enquête potentiellement déclenchée sous peu portera «essentiellement» sur les activités d'ingérence menées par Pékin «sans nécessairement s’y restreindre».
Le printemps dernier, M. Trudeau avait délégué la question de la tenue, ou non, d'une enquête publique et indépendante à un rapporteur spécial, l'ex-gouverneur général David Johnston. Ce dernier a tranché en défaveur dans les recommandations de son rapport préliminaire.
M. Johnston, que les partis d'opposition accusent de partialité - en réalité ou en apparence - a démissionné et M. LeBlanc a ensuite tendu la main aux autres formations politiques pour trouver un terrain d'entente sur la suite des choses.
Émilie Bergeron, La Presse Canadienne