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Audience jeudi pour une possible erreur judiciaire impliquant deux hommes du N.-B.

durée 08h24
2 janvier 2024
La Presse Canadienne, 2024
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Par La Presse Canadienne, 2024

FREDERICTON — Deux hommes du Nouveau-Brunswick dont les condamnations pour meurtre en 1984 ont été récemment annulées par le ministre de la Justice devraient apprendre cette semaine si la Couronne instruira un nouveau procès. 

Une audience est prévue jeudi pour Robert Mailman et Walter Gillespie, à Saint-Jean, au cours de laquelle ils seront représentés par des avocats de l'organisme «Innocence Canada».

Le coprésident d'Innocence Canada, Ron Dalton, a déclaré que les deux hommes plaideront non coupables et que la Couronne devrait alors révéler si elle a l'intention de leur faire subir un nouveau procès.

Le ministre fédéral de la Justice, Arif Virani, a ordonné la tenue d'un nouveau procès, le mois dernier, pour le meurtre au deuxième degré de George Gilman Leeman, le 30 novembre 1983.

Le ministre Virani estime qu’il «existe des motifs raisonnables permettant de conclure qu’une erreur judiciaire s’est probablement produite» dans ce dossier il y a 40 ans.

Robert Mailman et Walter Gillespie avaient été reconnus coupables de meurtre au deuxième degré en 1984 et condamnés à l’emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 18 ans.

Selon Innocence Canada, qui défend les personnes qui se disent victimes d'une erreur judiciaire, M. Gillespie a purgé 21 ans de sa peine et M. Mailman 18 ans.

En ordonnant la tenue d'un nouveau procès, le 22 décembre, le ministre Virani a expliqué que «cette conclusion découle de l’obtention de nouveaux renseignements importants qui n’ont pas été présentés aux tribunaux au moment des procès ou des appels de M. Mailman et de M. Gillespie, remettant ainsi en question l’équité générale du processus». 

«La décision du ministre d’ordonner la tenue d’un nouveau procès n’est pas une décision quant à la culpabilité ou à l’innocence des demandeurs, ajoute le ministre dans un communiqué. Il s’agit d’une décision de renvoyer l’affaire devant les tribunaux, où les questions juridiques pertinentes pourront être tranchées en fonction du droit.»

La Presse Canadienne