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Alberta: une troisième Première Nation veut un accès au parc national Jasper

durée 18h46
31 octobre 2023
La Presse Canadienne, 2023
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Par La Presse Canadienne, 2023

Une troisième Première Nation souhaite que Parcs Canada accorde à ses membres un meilleur accès au parc national Jasper, y compris des droits de chasse limités, affirmant qu'ils ont été expulsés lors de la création de ce parc situé dans l'ouest de l'Alberta.

«(La nation) Aseniwuche Winewak demande à Parcs Canada d'entamer immédiatement des négociations, de rétablir notre accès au parc et de donner la priorité à notre implication dans la cogestion de Jasper, à la fois en tant que peuples autochtones actuellement voisins du parc et en tant qu'anciens habitants», peut-on lire dans une lettre datée du 27 octobre adressée au directeur du parc national Jasper, Alan Fehr.

La fin de semaine dernière, Parcs Canada a organisé une cérémonie dans le parc pour célébrer le rétablissement d'un ancien traité entre les Premières Nations Simpcw et Stoney, en vertu duquel les deux nations ont convenu de partager les ressources de ce qu'est devenu le parc national Jasper.

Un porte-parole de Parcs Canada avait déclaré que la cérémonie faisait partie d'un mouvement plus large visant à rouvrir les terres des parcs nationaux aux Premières Nations, qui utilisaient à l'origine leurs ressources, et à restaurer leur influence dans la gestion des parcs. L'accord a été marqué par une session de chasse, la première à Jasper depuis 2017, également menée dans le cadre d'un accord avec Parcs Canada.

M. Fehr a indiqué que la cérémonie n'a accordé aucun nouveau droit à aucune Première Nation.

Toutefois, David MacPhee, président de la nation Aseniwuche Winewak, a soutenu que son peuple a été laissé de côté.

Il a affirmé qu'ils avaient également été expulsés du parc en 1911. L'histoire de la nation indique que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a été amenée pour les expulser.

«À un moment, leurs armes leur ont été confisquées, a raconté M. MacPhee. C'était une tentative pour les affamer.»

Il reste environ 550 membres de la nation, principalement dans la région de la municipalité de Grande Cache. Elle est reconnue au fédéral et au provincial, et a demandé son adhésion au Traité no 8. Les membres de la nation continuent d'utiliser les terres immédiatement adjacentes au parc.

«Nous sommes des montagnards», a déclaré M. MacPhee.

La lettre de la Première Nation indique que ses revendications sur les liens historiques sont au moins aussi fortes que celles des nations reconnues par Parcs Canada.

«Nous ne comprenons pas pourquoi Parcs Canada a donné la priorité aux accords avec deux Premières Nations très éloignées du parc plutôt qu'à la réconciliation avec (la nation) Aseniwuche Winewak, les résidents autochtones du parc, qui continuent de vivre à côté du parc, qui dépendent de la terre et des eaux de la région pour soutenir notre culture, notre bien-être et notre mode de vie», a-t-il affirmé.

M. MacPhee a noté que son peuple était complètement exclu des discussions entre Parcs Canada, les Stoney et les Simpcw.

M. Fehr a nié que cette nation a été ignorée. Il a souligné que la cérémonie concernait principalement les Stoneys et les Simpcw, célébrant le renouvellement de leur traité, et qu'elle ne conférait aucun droit spécial à aucun d'eux.

«Ce n'est pas quelque chose que Parcs Canada a initié, a-t-il dit. Les Simpcw et les Stoney sont venus vers nous.»

Il a déclaré que davantage de discussions avec les groupes autochtones auront lieu concernant toutes les activités dans le parc, y compris les chasses limitées.

«La nation Aseniwuche Winewak est plus que bienvenue pour participer», a-t-il soutenu.

Bob Weber, La Presse Canadienne