11 morts violentes et 17 blessés en Saskatchewan en 2022: début d'enquête du coroner
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Par La Presse Canadienne, 2024
MELFORT, Sask. — Une enquête du coroner sur un massacre perpétré il y a près d’un an et demi sur le territoire d’une Première Nation de la Saskatchewan doit débuter lundi.
Myles Sanderson a tué 11 personnes et en a blessé 17 autres dans la nation crie de James Smith et dans le village voisin de Weldon, le 4 septembre 2022. Sanderson, âgé de 32 ans, est mort en garde à vue quelques jours plus tard.
L'enquête vise à établir les événements qui ont conduit aux meurtres, ainsi que le moment et le lieu où chaque personne a été tuée. Un jury peut également faire des recommandations pour éviter des tueries similaires.
Le chef de la Nation crie de James Smith, Wally Burns, affirme que l'enquête éveillera probablement des traumatismes parmi les membres de la communauté, mais il espère qu'elle contribuera également à la guérison. "Notre nation a traversé beaucoup de choses et fait face à beaucoup de choses", a précisé le chef Burns dans une récente interview.
Le Service des coroners de la Saskatchewan a déclaré que l'enquête, qui se déroule devant un jury de six personnes, devrait durer au moins deux semaines. Le coroner en chef Clive Weighill a également averti qu'une enquête vise la transparence et n'est pas conçue pour trouver des fautes.
Une deuxième enquête portant sur la mort de Myles Sanderson est prévue en février. Les enquêtes publiques sont obligatoires en Saskatchewan lorsqu'une personne perd la vie alors qu'elle est sous garde policière.
La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a décrit comment Myles Sanderson volait des véhicules, défonçait des portes et allait d’une résidence à l’autre pour poignarder les gens pendant sa folie meurtrière.
Un coroner était dans la communauté la semaine dernière pour préparer les familles aux détails graphiques qui devraient être présentés lors de l'enquête. Le chef Burns affirme que la Première Nation se prépare à soutenir les membres de la communauté par le biais de cérémonies culturelles et qu'elle fournira d'autres services de santé dont elle pourrait avoir besoin.
Wally Burns espère par ailleurs que l'enquête fournira des recommandations sur les services de police auto-administrés pour les Premières Nations. Il voudrait que celles-ci reçoivent une notification lorsqu'un membre est libéré de prison.
Myles Sanderson, qui avait des antécédents d'agressions violentes, avait bénéficié d'une libération d'office plus tôt en 2022, mais était illégalement en liberté au moment des meurtres.
Kelly Geraldine Malone, La Presse Canadienne